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IndustrieMis à jour le 5 novembre 2026

Partager un fichier IFC en ligne avec un client

Fichier, lien ou invitation : préparez votre maquette IFC, vérifiez les droits et obtenez un retour exploitable de votre client.

Temps de lecture estimé : 10 min

Un fichier IFC envoyé n'est pas encore une maquette examinée. Le destinataire doit pouvoir l'ouvrir, retrouver les objets concernés et savoir quelle réponse fournir. Un lien de consultation réduit les obstacles techniques, mais ne résout ni une version erronée, ni des droits mal réglés, ni l'absence de consigne de revue.

Ce guide traite la remise d'un IFC à une autre personne. Si votre seul besoin est d'ouvrir un fichier pour vous-même, la page de consultation IFC répond à une intention différente.

Une remise IFC implique trois acteurs
Émetteur

Livre une version identifiée et ouvre l'accès adapté.

Destinataire

Vérifie la maquette dans ses propres conditions d'accès et formule son retour.

Responsable du projet

Rattache la réponse à la bonne version et conserve la décision.

Quatre façons de transmettre une maquette

ModeQuand l'utiliserPoint à vérifier
Fichier IFC envoyéLe client doit conserver ou modifier la sourceTaille, canal sécurisé et logiciel de réception
Lecture localeLe fichier ne doit pas être hébergé par un tiersCapacités de l'outil et partage du résultat
Lien vers un projet hébergéLe client doit consulter une version préparéeDroits, durée, accès sans compte
Espace de collaborationPlusieurs personnes suivent des observationsIdentité, historique, responsabilités et export

Faites glisser le tableau horizontalement pour voir toutes les colonnes.

Ces modes peuvent se compléter. Un maître d'œuvre peut fournir la source IFC et un lien de consultation pour faciliter la revue. Il faut alors indiquer quelle version fait foi. Si les commentaires ou visas ont une portée contractuelle, définissez le système qui les enregistre ; l'ouverture d'un lien n'est pas une approbation.

Préparer l'IFC avant de partager

  • Vérifier la version et les unités
  • Retrouver les propriétés nécessaires
  • Contrôler l'alignement avec le relevé si utilisé

Contrôler ce que verra le destinataire

Vérifiez d'abord le schéma ou la version IFC demandé, les unités, l'orientation et les niveaux. Ouvrez le fichier dans le parcours de réception prévu : des objets peuvent être présents dans la source mais difficiles à retrouver après import. Identifiez les propriétés indispensables à la question du client, par exemple un identifiant d'équipement, une classification ou une donnée de lot.

Si la maquette est comparée à un nuage de points, contrôlez leur repérage avant de montrer un écart. Un désalignement peut donner l'impression d'une non-conformité qui n'existe pas. Nommez clairement « modèle de conception » et « relevé existant », avec leurs dates respectives.

Préparer une consigne de revue

Un message utile contient la zone à examiner, la question précise, le délai, le canal de réponse et la version du fichier. Par exemple : « Veuillez vérifier l'accès de maintenance autour du local technique au niveau 2 dans la version IFC du 8 octobre, puis répondre avant vendredi en indiquant toute zone à reprendre. » Cette consigne évite un simple « voici la maquette » auquel personne ne sait répondre.

L'ouverture d'un lien ne prouve pas que le destinataire a validé la maquette. Définissez un canal de réponse et la version qui fait foi.

Partager un projet via ATIS.cloud

  • Choisir invitation ou lien selon le destinataire
  • Régler les paramètres disponibles dans l'offre
  • Tester l'URL hors de la session administrateur

ATIS.cloud peut rendre les ressources d'un projet 3D consultables dans le navigateur, y compris la structure d'objets IFC selon l'offre applicable. Sa documentation distingue deux voies : inviter une personne dans l'espace de travail, ou activer le partage public d'un projet pour donner accès par URL à une personne sans compte.

Fenêtre ATIS.cloud d'invitation d'un membre avec adresse email et rôle à choisir
Invitation dans l'espace de travail : renseigner l'adresse et le rôle, puis vérifier l'accès au projet. Capture issue de l'aide ATIS.cloud. Cliquez pour agrandir.

Pour préparer un lien public, le responsable du projet ouvre l'onglet d'accès, active le partage public, règle les paramètres disponibles, puis copie l'URL générée. La documentation décrit notamment la durée d'expiration, l'affichage des outils et une protection par mot de passe. Le partage public nécessite un abonnement valide et la durée maximale dépend des conditions de l'offre. Les droits de consultation ne doivent pas être confondus avec les droits d'un membre invité.

Onglet Access du projet ATIS.cloud avec Public Share et interrupteur Public sharing
Le partage public s'active dans Access, puis Public Share. Cette capture montre l'interrupteur désactivé avant réglage. Source : aide ATIS.cloud. Cliquez pour agrandir.

Avant d'envoyer l'URL, ouvrez-la dans un navigateur déconnecté, puis sur l'appareil réellement utilisé par le client si possible. Vérifiez qu'il atteint la bonne version, voit la zone demandée et dispose des outils attendus. Testez aussi l'expiration et l'accès après révocation ou changement de mot de passe quand le projet l'exige.

Séparer consultation, observation et validation

  • Nommer l'objet ou la zone examinée
  • Définir un canal de réponse
  • Archiver une décision explicite liée à la version

Le destinataire qui ouvre le lien peut examiner le projet dans les conditions fixées par l'émetteur. Il ne faut pas présumer que ses annotations seront enregistrées, qu'il pourra télécharger le fichier source ou qu'une ouverture du lien produira une preuve de validation. Ces points dépendent du mode d'accès et de l'offre ; vérifiez-les au lieu de les déduire d'une démonstration interne.

Pour obtenir un retour utilisable, demandez une réponse structurée : emplacement, objet ou vue, constat, action souhaitée et responsable. Si votre équipe échange des problèmes BIM entre logiciels, un processus BCF ou un registre de revue peut être pertinent. buildingSMART distingue l'échange de modèles IFC de la communication des problèmes BCF ; les deux ne se confondent pas.

Archivez la version IFC, la date de remise, les personnes invitées ou le périmètre du lien, puis la réponse explicite du client. Un accord reçu par un canal externe doit être conservé dans le dossier projet prévu à cet effet. Le niveau de traçabilité doit correspondre à l'enjeu de la décision.

Que faire quand le client ne peut pas ouvrir le modèle ?

Commencez par identifier où le parcours bloque :

  1. Accès refusé : lien expiré, mot de passe erroné, partage désactivé ou invitation manquante.
  2. Projet ouvert, IFC absent : mauvaise version, ressource non chargée ou droits insuffisants.
  3. Vue incompréhensible : orientation, niveaux ou consigne de revue à corriger.
  4. Propriétés introuvables : contrôler le fichier source et les champs réellement affichés après import.
  5. Réponse impossible : fournir un canal de retour explicite, sans supposer qu'un visiteur public peut enregistrer une annotation.

Faites ce diagnostic avec le client et un échantillon autorisé, sans envoyer une nouvelle copie du fichier à chaque tentative. Une fois l'accès rétabli, confirmez par écrit la version qui fait foi.

Choisir le bon accès pour chaque destinataire

Une revue externe met en jeu des droits différents de ceux de l'équipe qui produit la maquette. Commencez par nommer le destinataire et l'action attendue, puis choisissez le mode de partage. Un lien public peut simplifier une consultation ponctuelle ; une invitation nominative convient mieux lorsque la personne doit rejoindre un espace de travail avec des droits suivis. Les conditions exactes dépendent de l'offre et de la configuration du projet.

DestinataireAction attendueVérification avant envoi
Client lecteurOuvrir la bonne zone et répondreLien, expiration, mot de passe et canal de retour
Réviseur métierExaminer propriétés et écartsDroits sur les ressources et version du modèle
Équipe de conceptionCorriger la maquette sourceAccès au fichier et procédure de version
Responsable de validationPrendre une décision formelleIdentité, version et lieu d'archivage du visa

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La matrice montre qu'un même URL ne remplace pas toutes les remises. Si le client doit modifier la source, fournissez un fichier IFC selon le canal prévu. Si sa tâche consiste à consulter, un projet hébergé peut suffire. S'il doit signer une validation, le processus contractuel de votre organisation reste la référence.

Tester le parcours sans privilèges internes

L'émetteur voit souvent davantage que le destinataire. Ouvrez le lien dans une fenêtre déconnectée, puis faites effectuer la tâche par une personne qui n'a pas configuré le projet. Demandez-lui de retrouver un objet précis, de lire une propriété et de répondre à une question. Vérifiez aussi le comportement après expiration du lien. Cette répétition révèle les droits manquants et les consignes trop vagues avant que le client ne les découvre.

Remettre une version qui reste identifiable

Nommez la maquette et le projet de façon cohérente : bâtiment ou zone, discipline, indice, date et statut. Dans le message de partage, indiquez ce qui a changé depuis la version précédente et les questions encore ouvertes. Ne présentez pas une version de travail comme une maquette approuvée. Si plusieurs disciplines livrent des IFC, précisez si la revue porte sur un fichier ou sur un assemblage et qui répond des interfaces.

Conservez une fiche de remise courte :

  • identifiant et date du fichier IFC ;
  • auteur, destinataires et objet de la revue ;
  • mode d'accès, durée et restrictions ;
  • consigne, date limite et canal de réponse ;
  • liste des réponses reçues et décision finale ;
  • emplacement de l'archive source et des éléments de preuve.

Cette traçabilité ne dépend pas d'un produit unique. ATIS.cloud facilite la consultation dans le navigateur, mais le responsable du projet doit décider où les visas et engagements sont conservés. Si une observation renvoie à un objet, ajoutez son identifiant et une vue de contexte dans le registre choisi. Un commentaire sans version ni objet identifié est difficile à exploiter quand la maquette évolue.

Pour tester le partage : examinez le partage de projet, les formats pris en charge et l'usage BIM et construction, puis demandez une démonstration sur une maquette de votre équipe. Si vous comparez plusieurs environnements pour un projet entier, lisez le guide des plateformes BIM cloud.

La confidentialité fait partie du parcours. Avant l'envoi, demandez si la maquette contient des locaux sensibles, des équipements stratégiques ou des données réservées à certains intervenants. Choisissez les destinataires et la durée d'accès en conséquence. Après la réponse, révoquez l'accès devenu inutile et vérifiez qui conserve le fichier source. Si le lien a circulé plus largement que prévu, régénérez-le ou ajustez les droits selon les possibilités de l'offre, puis informez le responsable du projet. Le partage pratique ne dispense pas d'un registre clair des personnes autorisées.

Partager un IFC consiste à remettre une version identifiable, donner le bon accès, demander une réponse précise et conserver la décision. Un simple envoi de fichier ne clôt pas la revue.

Préparer un projet de revue

Chargez un IFC autorisé, puis testez le mode de consultation disponible dans votre offre.

Questions fréquentes

Un projet partagé publiquement par URL peut être ouvert sans compte selon la documentation et l'abonnement de l'émetteur. Une invitation dans l'espace de travail suit un autre parcours, avec connexion et droits associés.

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